NGO BILONG Adèle Micheline
Doctorant en Sciences Economiques à l’Université de Yaoundé II
Adelebilong1@yahoo.fr
Tél. +237 99 96 16 35 / 96 98 40 18
Justin Kameni
justin.kameni@yahoo.fr
Tél: 001 418 255 7614
Résumé
La crise énergétique que traverse le monde et en particulier l’Afrique, dû à l’épuisement des réserves connues de pétroles, à l’accroissement de la demande mondiale, aux tensions géopolitiques et stratégiques et la lutte contre le réchauffement de la planète ont amené de nombreux experts à préconiser le développement des biocarburants, mais la question de leur nécessité a souvent été sujet de controverses parmi les économistes. Après une étude menée dans le cas précis du Cameroun, plusieurs conclusions se dégagent :
– Premièrement, les biocarburants pourraient être une solution pragmatique à la montée des prix de pétrole. En effet, le développement des biocarburants permettra de dynamiser le secteur des hydrocarbures, on passera du monopole à la concurrence sur le marché. Ces derniers réduiraient également de manière très significative l’émission des gaz à effet de serre1 et créeraient de nombreux emplois tout en boostant la croissance économique et réduisant la pauvreté ambiante.
– Deuxièmement, au-delà de leurs différents avantages, les biocarburants endommageraient l’écosystème à travers la déforestation, et aggraveraient ainsi le déficit alimentaire du pays. On ne saurait détruire notre forêt au profit des biocarburants au lieu d’accroître notre agriculture, motrice de notre économie depuis la veille des indépendances. Le développement des biocarburants demande de grand investissement pourtant nous sommes encore en voie de développement. Cet investissement énorme peut nous permettre de créer plus d’une entreprise de production des biens de premières nécessités et être ainsi à l’abri des pays exportateurs.
Dans un contexte de mondialisation, la théorie des avantages comparatifs de D Ricardo est alors à prendre en considération de plus nous pensons que, le Cameroun étant sous ajustement structurel ne possède pas de moyens financiers et matériels suffisants pour la production des biocarburants qui nécessitent des investissements colossaux. Ainsi, s’ouvrir aux investisseurs étrangers pourrait être profitable, les milieux désertiques restants les plus appropries
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